Le 1er juin 2008, dans un champ d’orge en bas de la colline fortifiée de Barbury Castle, est apparue une formation d’une grande précision et élégance. C’était une énorme spirale étagée ou à cliquet, très similaire au fameux triangle de Barbury Castle qui était apparu dix-sept ans plus tôt, mais substantiellement plus large et plus élaborée. La spirale de 2008, d’une grâce renversante, est un message où Pi nous est présenté comme la clé symbolique de la réconciliation des plans matériel et spirituel, un nouvel indice sur la transformation imminente de 2012.
Je fus renversé par l’image de ce crop circle. La spirale étagée originale de Barbury en 1991 était fascinante et mystérieuse. Je l’avais visitée, y avais marché et l’avait mesurée. Elle avait été l’objet de conférences, de discussions et de contemplations pendant plusieurs années. Jamais mon esprit n’avait pu se départir de ce petit engrenage énigmatique et, je l‘admet volontiers, elle me rend aussi perplexe que jamais. Quand apparut la deuxième formation de Barbury, si près de son ancêtre et aussi semblable dans la forme, j’espérais qu’elle puisse faire la lumière sur le mystère original. Cela n’arriva pas, mais cette nouvelle formation allait amener de stupéfiantes révélations. J’ai passé plusieurs jours à fixer bêtement la photo de Barbury 2, et, comme si souvent, j’étais convaincu qu’il s’agissait là de bien plus que d’un exercice de fabrication d’un modèle complexe. Il y avait un certain rythme qui émanait de la façon dont la spirale se déroulait à partir de son centre, mais je ne pouvais mettre le doigt dessus. Puis, au matin du 7 juin, je reçus un appel de Karen Alexander. « Ce petit cercle près du centre est peut-être un point décimal et les trois anneaux représenteraient une ellipse, » dit-elle. Une ellipse est faite de trois points placés séquentiellement après un nombre pour indiquer que ce nombre est soit irrationnel ou infini. Je compris immédiatement que Barbury 2 comprenait une séquence numérique à la signification certaine.
En partant du cercle central, j’ai compté le nombre de tranches de trente-six degrés entre le point un et le point deux. Il y en avait trois, suivies du point. Le deuxième arc (lilas) en avait un, et le troisième arc (jaune) en contenait quatre. Quand j’ai vu le nombre 3.14, j’ai immédiatement compris (ou espérais avoir compris) ce qu’il allait alors se passer. La formation se révélait comme indiquant π, 3.141592654… On ne peut connaître l’identité des auteurs et on ne peut que s’émerveiller à leur sagesse. J’ai débattu pendant des années que les cercles nous offraient des communications et non des messages, et que c’était notre longue servilité au scientisme et à la pensée mécanique qui avaient besoin de solutions et d’explications simplifiées. Bradbury 2 m’a donné tort. C’est un message précis et spécifique, s’il en est un. Pi nous y est présenté comme la clé symbolique de la réconciliation des plans matériel et spirituel, le mariage de la terre et des cieux.
Plusieurs personnes ressentent l’imminence d’un changement. J’ai été surpris du nombre de gens qui se réfèrent à leur intuition des événements imminents. La prophétie maya qui veut que 2012 soit en quelque sorte « la fin des temps » ne fait qu’amplifier ce mouvement. On apprend qu’il n’y a pas que les Mayas qui font référence à cette date; elle est significative dans les prémonitions et prophéties d’autres anciens peuples, incluant les Hébreux, les Hopis et les Chinois. On entend maintenant certains scientifiques faire allusion à l’importance de 2012.
Comme une sorte de confirmation, une formation gigantesque est apparue le 15 juin à Avebury Manor. C’était clairement un diagramme stylisé du système solaire. La véritable surprise vint lorsqu’on découvrit, en se référant aux cartes stellaires, que le diagramme indiquait la position des planètes en date du 21 décembre 2012, date de la fin prévue du calendrier à long terme des Mayas. Au milieu des années ’90, j’étais devenu de plus en plus convaincu de l’idée de « passage dimensionnel », largement associé à l’an 2012. À l’époque, on discutait des changements mondiaux présents et à venir, qui impliquaient des transformations de fréquence, de vibration ou de densité, bien que la signification de ces termes ne fût jamais vraiment claire. À l’extrémité de ce débat se trouvaient les scénarios apocalyptiques de cataclysmes et d’hypothèses de la fin du monde, qui plaisaient à ceux qui assument que tout changement amène à pire. L’Enlèvement, idée bien-aimée des fondamentalistes, selon laquelle la planète brûlerait pendant que les méritants seraient choisis et emmenés vers la salvation, donnait espoir aux dévots, mais n’était guère rassurante pour les gens indignes ou, pourrait-on dire, normaux. Nous pourrions peut-être nous permettre une vision plus optimiste de la « fin des temps ». Le côté plus positif du débat émet l’opinion que la planète et ses habitants, bien que destinés à des bouleversements certains, seront emmenés à un niveau de conscience élargie qui précédera un nouvel âge, si ce n’est pas le Nouvel Age.
Ce n’est peut-être pas la fin des temps, mais le début d’un temps nouveau. Ceux qui croient que cette transformation de la conscience sera issue du passage présumé de la terre à travers les ceintures de photons, ou bien des changements électromagnétiques résultant du glissement prévu des pôles supportent cette idée. J’ai réuni huit caractéristiques qui semblent supporter l’idée d’une transformation imminente...
:: Suite de l'article dans la revue Essentiel février-mars 2010 ::